21 December, 2014

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Quand l'on me demande quel pays je rêve de visiter, je réponds la Côte d'Ivoire. Mes interlocuteurs sont en général surpris vu que je réside en Côte d'Ivoire depuis toujours. Mais hormis le fait que j'adore mon pays, je pense qu'avant d'amorcer la découverte de nouveaux territoires, on devrait d'abord penser à découvrir les richesses de son pays.
Kassetaba signifie en yacouba (langue locale) bienvenue!
Ceci dit, je vous emmène à la découverte de la ville de Man, située dans l'ouest de la Côte d'Ivoire précisément dans lé région du Tonkpi. Je n'ai pas eu l'occasion de la découvrir avant, même s'il est vrai que j'étais à mon deuxième séjour. Je n'avais qu'une demi-journée de libre, que j'ai décidé la mettre à profit.
De Man, je connaissais les endroits caractéristiques dont j'avais entendu parlé dans mes livres du primaire: la cascade, le pont aux lianes, les tisserands...En toute logique, j'ai décidé de voir ces endroits en priorité et de m'attaquer ensuite à d'autres zones si j'en avais le temps.
 Avec notre guide de circonstances, nous avons fait un petit tour de la ville.
Nous avons visité rapidement quelques quartiers, en partant du quartier lycée au centre-ville. A Man, il existe deux grands night-club: Le Privilège et L'Iroko dont la façade présente des portraits d'artistes en vogue.

Le bar était en plein nettoyage

Nous avons fait ensuite un petit tour du côté de la mairie, avant de nous rendre à la forêt des singes sacrés.



Selon la légende populaire, ces singes seraient des hommes (ou plutôt des descendants d'hommes) qui se seraient transformés pour se protéger d'un danger. Il est interdit à toute personne étrangère de rentrer dans cette forêt au risque de ne pas en sortir, ou encore de faire un quelconque mal à ces singes si l'on ne veut pas s'attirer des malheurs. Il y a même des histoires de personnes qui ont trouvé la mort après avoir fait du mal à ces singes, juste à quelques mètres de la forêt. La dernière en date, est celle d'un homme en arme, qui aurait pris les histoires des villageois pour des fadaises et aurait abattu l'un des singes avec pour projet d'en faire son repas. Il a été victime d'un accident de circulation au pied même de cette forêt en rentrant avec son butin. Légende ou pas, vaut mieux respecter les traditions locales!!!
Pour ma part, j'ai pu les observer avec fascination même si j'avoue que j'ai eu peur de m'en approcher (rires). 



Ils sont très familiers de l'homme. Je pense que ce comportement est la conséquence de la visite régulière des touristes qui leur offrent des bananes.
Après la visite des singes, direction la mythique cascade. Je piaffais d'impatience tellement j'avais envie de la voir.
Le chemin pour y arriver est plutôt tortueux, accrochez vous!

Pose pour la postérité

Pour accéder au site, il faut débourser une petite somme d'argent.
A la vue du site, mon impatience à laissé place à la déception, et pour cause, l'endroit a l'air à l'abandon,pas assez entretenu.
Le pont de lianes n'existe que de nom. Selon ce que j'ai appris, il est refait périodiquement mais ne dure plus autant de temps parce ce qu'il n'y a plus de pratiques mystiques qui y est associé. En plus, les effets du réchauffement climatique se font ressentir et il n'y a plus d'eau à la cascade.
Je suis convaincue qu'il est possible de créer un système d'irrigation artificielle pour les périodes très sèches, afin de rendre le site attractif toute l'année.


Le pont est sensé être ce qu'il y'a en arrière-plan


Il faut avoir le souffle long quand on décide de se rendre à la cascade, les marches vont vous faire faire votre sport de la semaine.
Nous avons ensuite eu envie d'aller à la montagne. Nous envisagions de nous rendre au Mont Tonkpi, mais nous avons eu du mal à avoir de bonnes indications de l'endroit. Du coup, nous nous sommes orientés vers la dent de Man dont la voix d'accès se situe dans un village pas loin du quartier Libreville surnommé Dioulabougou.
Encore là, il faut donner de l'argent pour pourvoir être autorisé à emprunter le chemin de la montagne. Nous nous faisons accompagner par deux guides: un étranger n'est pas autorisé à s'y rendre seul.Impossible d'y aller en voiture, la seule voix d'accès possible est à pied sur une pente très abrupte et se situe à pas moins de 6 km de marche. Autant vous dire qu'il faut se préparer avant d'y aller, et nous, en plus de ne pas avoir assez de temps et n'étions pas prêts physiquement, faut l'avouer (rires). Nous avons quand même fait un km de marche pour avoir une meilleure vue de l'endroit en espérant s'y rendre à notre prochain séjour.


J'ai adoré l'air frais et sain que l'on trouve dans la région, très loin de la pollution des grandes villes.

Mes guides Anderson 1er à gauche et Ffabrice à droite


J'ai pu découvrir également que les populations cassaient la montagne pour le granite en y mettant le feu.Il serait important que les autorités puissent se pencher sur ce phénomène pour protéger nos richesses locales. 

Je ressors mitigée de ce périple. Je suis très heureuse d'avoir découvert une partie de la ville, un peu triste de n'avoir pas pu voir tous les lieux que je voulais et goûter à des spécialités culinaires locales mais surtout inquiète de la protection de l'environnement et de l'entretien de ce patrimoine immense.


PS: Évitez tout ce qui est blanc quand vous vous rendez à Man, il y a très très peu de voix bitumées et beaucoup de poussières et de terre rouge.
Si vous vous y rendez en car, vous devez être à la gare au plus tard à 7h, à l'aller comme au retour pour éviter les "masa" et leur lot de tracasseries.
A très bientôt pour de nouvelles aventures!



Ah, le bomber, un vêtement que j'affectionne particulièrement. Il vous tient chaud ( une chance pour les frileuses comme moi) et peut rehausser une ténue toute simple en ajoutant une touche de street à votre look.
Pour la petite histoire, le bomber est à l'origine un blouson créé pour les pilotes de la United Air Force (les bombardiers américains). Il avait vocation à être plus léger, confortable et solide. La taille et les manches en maille, servent à éviter que le vent s’insinue à l'intérieur.
Il s'adapte à tous les styles et toutes les morphologies: Vous n'avez qu'à user des nuances des matières et des tons, pour être au top.
Pour ce look, j'ai tenté la classique robe noire et des chaussures aux allures de souliers (que j'adoooore).




Détails






Robe: Zara
Bomber: Metys
Chaussures: Kiabi

Photo: Ibrahim Canaan


Vous ais-je précisé que Metys est une marque ivoirienne?
J'ai un gros coup de coeur pour son travail et ses finitions qui sont au top.
A bientôt



Vendredi dernier, je suis tombée par hasard sur la couverture d'un nouveau webzine intitulée Célibattante , qui se définit comme le webzine des femmes célibataires leaders. On peut lire dans une publication du magazine sur sa page facebook:
  Célibattante, mot composé de « célibataire » et de « battante », pour parler d’une femme célibataire qui est dynamique, qui ne se laisse pas abattre par les difficultés, qui en veut".
Elles sont ingénieuses et savent se faire de l’argent qui leur permet de subvenir à leurs besoins et d’assumer leurs vies de femmes sans devoir se « prostituer ».

Maintenant que tableau est planté, je peux vous dire qu'est ce qui me gêne dans cette approche.

Après avoir parcouru la page facebook du magazine et les articles du numéro #1, je trouve clairement que l'on se trompe de combat. La problématique, qui selon moi, doit orienter toutes les actions dites féministes c'est la valorisation de la femme EN GÉNÉRAL. Il est vrai que la société, surtout africaine et ivoirienne a tendance à nous juger en nous enfermant dans des cases. Celles-ci peuvent s'exprimer sous divers angles et aspects. Celui en question ici est le statut matrimonial: célibataire, mariée, divorcée...
Pour moi, une femme ne se définit pas par son statut matrimonial, et quand bien même l'on admet que la société fait cette catégorisation, notre combat est d'essayer par nos actions de détruire ces cases afin que nous soyons vues comme des personnes à part entière. Nous ne devons pas nous mêmes nous complaire dans ces cases au point de nous célébrer et de nous valoriser par catégorie.
Les femmes, quelques soient leurs statuts sont soumises aux mêmes problématiques. Choisir de se battre pour réussir et relever des définis n'est pas l'apanage des femmes célibataires. Mariée ou non, pour être leader et pour réussir dans la vie, il faut TRAVAILLER. C'est aussi simple que cela! Le statut matrimonial ne définit pas la femme que l'on est!
De plus, ce n'est pas parce ce qu'on est mariée, que l'on cesse d'être jugée par la société par rapport à notre statut. Les femmes mariées ont aussi la problématique de ne pas avoir leurs réussites considérées comme étant de leur propre fait. Elles sont tout le temps jugées en fonction de leurs maris,à qui l'on attribue leur réussite sociale. Auront-elles aussi droit à un webzine pour célébrer la femme mariée et battante? Celle qui n'attend pas l'argent de son mari et se bat pour s'affirmer dans la société?!
Ne nous trompons pas de combat! 
Luttons pour la valorisation et l'autonomisation de la femme dans notre société.
Luttons pour être jugée comme des personnes à part entière qui doivent bénéficier des mêmes droits que n'importe quel individu dans la société.
Luttons pour faire changer le regard de la société sur la FEMME!
C'est n'est qu'ainsi que l'on réussira à faire évoluer le regard de la société sur nous et à détruire les cases dans lesquelles elle nous enferme!!!
Célibataire, mariée, divorcée...nous sommes d'abord et surtout des FEMMES!

N'hésitez pas à partager votre point de vue en commentaires!!!

Ce jeudi 30 mars, j'ai été invité par Mac Cosmétiques (de Zino Abidjan) pour participer au lancement du service beauté de la boutique Mac située à Cap Sud.

Présentation: En quoi consiste le service beauté MAC? De la leçon de maquillage au maquillage de mariage, la marque propose des prestations à la carte avec des prix oscillants entre 25 000frs et 90 000frs. Et en bonus, vous avez des produits ,d'une valeur équivalente à votre prestation, offerts.

Impression: J'ai eu un très bon accueil de l'équipe de MAC qui m'a immédiatement prise en charge. La maquilleuse qui s'est occupée de moi (Prisca, une perle!) m'a présenté le service avec les différentes offres y afférentes. J'ai opté pour l'application de maquillage express (pour des événements que j'avais tout juste après). J'ai choisi le look 4 du lookbook.


J'avoue que j'avais quelques appréhensions par rapport à l'orangé mais j'aime prendre des risques et tester de nouvelles choses et au final, je n'ai pas du tout été déçue du rendu. Je suivais au fur et à mesure les étapes avec mon miroir et à la fin, j'ai eu des conseils de ma maquilleuse Prisca, notamment sur comment appliquer une couleur de cette intensité.

Je vous laisse apprécier le résultat!






Le post instagram (@amenantanoh)

Une publication partagée par Amenan Tanoh (@amenantanoh) le

Pour ma part, j'aime assez le concept surtout qu'on a des produits de la valeur équivalente de la prestation en échange.

Prisca, ma maquilleuse


Aperçu de la boutique
Alors, prêtes à tester le service beauté de MAC?
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