21 December, 2014

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La 2ème édition du Concours Égéries Dove Afrique s'est ténue le samedi 13 mai à Azalaï Hôtel. La marque à travers ce concours souhaite aider les femmes à avoir confiance en elle. La beauté devrait être une source de confiance et non d'anxiété. A l'échelle mondiale, seulement 4/10 femmes se trouvent belles et 9/10 jeunes filles souhaitent changer quelque chose dans leur physique. Avoir une initiative qui vise à valoriser les femmes et à les faire se sentir belle est à saluer.
J'avoue que j'ai été un peu gênée par certains discours des candidates qui disaient que la société prônaient une beauté stéréotypée de type mince et grande. Si cela est vraie en occident, en Afrique c'est tout autre chose. Selon la pensée commune, la femme africaine est voluptueuse avec des formes et ne pas ressembler à ce type peut être source de souffrance. Cela dit, les candidates étaient toutes belles et différentes: noires, claires, mince ou plus voluptueuse, jeune et d'age mûre.
Elles ont rivalisé de beauté et ont pour certaines affronter leur timidité.
Au final, c'est Edwige Folquet, 52 ans qui a été sacrée Égérie Dove Afrique 2017; Elle est suivie Sabine Ahin, 1ère dauphine et de Saran Berthé 2ème dauphine Je partage l'avis du jury sur le trio, mais je suis un peu triste pour l'une des candidates préférée, Anefa. Mais il n'en fallait que trois.

Le trio 2017 et Elodie Séa, Égérie sortante
Pour ma part, j'ai pris plaisir à assister à cette soirée et j'étais habillée pour l'occasion par Nackissa.



Jupe: Nackissa
Bodysuit: Petites
Pochette: Fripérie
Boucle: Cava

Pour les chaussures, j'ai opté pour des sandales à talons, gros bas zara qui ne sont pas visibles sur les photos.

Crédit Photo: Philippe Loret Studio





Pour le dernier numéro de mon webzine Fall In Mode, nous avons travaillé sur la thématique de la beauté noire. Et cela m'a amené à réfléchir sur ma définition de la beauté noire. Comment est ce que je la percevais et comment elle s'exprime ou pourrait s'exprimer selon moi.Dans mon éditorial que vous pouvez lire ici, il y a un début de réponse à cette thématique.
Une chose en entraînant une autre, je me suis retrouvée à penser à la revalorisation culturelle en générale, et plus encore à sa  réappropriation...l'identité culturelle africaine n'aura jamais été aussi présente. De la ruée vers le wax au retour au naturel appelé abusivement tendance Nappy, tous les moyens sont bons pour prouver qu'on aime son continent. Certains diront que c'est un phénomène de mode d'autres que c'est un choix assumé.
Pour ma part, j'ai choisi de porter l'Afrique...littéralement. Ça parait fou comme ça, mais à bien y réfléchir, pas si compliqué. Je pense que si l'on cherche bien je dois être l'une des plus grandes fans de mon continent, de mon pays ,de ma culture. Je pense que si on veut voir notre continent avancer, évoluer et changer l'image typé que d'autres ont de lui, il faut que nous y travaillons et en soyons fière. Je ne suis pas pour le rejet des autres cultures sous prétexte de revalorisation de la notre, mais plutôt pour un brassage.
Qui pourrait vivre dans une insularité sans s'inspirer et être influencé par les autres? Pas grand monde, je le crains. Mais cela ne signifie certainement pas se perdre au détriment de la culture des autres.
Par exemple, je vais vous expliquer pourquoi mon blog s'appelle Kita. Le Kita ou le Kente est un tissu d'Afrique de l'ouest très coloré, aux tons pétillants. On retrouve comme couleur dominante le jaune ou l'orange en général. J'ai créé mon blog parce ce que je voulais montrer ce qui se faisait de beau sur le continent, changer l'image que le préjugés lui donnent, parce ce que mon continent je le vois comme le Kita: beau, pétillant, gaie et je veux faire partager cette vision au maximum de personnes.
Mon style? Je le définirais comme éclectique, mais à la fois épuré et très chic. Certains le trouve sophistiqué, mais Amenan ne serait pas Amenan sans ses boucles africaines: pois baoulés, boucles fulani , croix d'Agadès...il faut que j'aie un bout de mon Afrique avec moi pour me sentir complète.
Cela peut paraître anodin, mais j'avoue que j'éprouve un immense plaisir quand l'on me demande (assez régulièrement d'ailleurs) où je les aie eu et comment s'en procurer.  C'est avec beaucoup d'entrain que je raconte leurs histoires et je crois que je fais un peu l'ambassadrice de mes valeurs comme ça.
Je ne vous demanderais pas de vous vêtir de tenues folkloriques pour arpenter le Plateau un lundi matin (quoique ça pourrait avoir son petit effet), mais pensez à revaloriser votre patrimoine avec une petite touche d'africaine. Que ce soit à travers une création de designer africain ou par un objet plus typique.
Faites parler l'Afrique qui coule dans vos veines.

Crédit Photo: Charly Kodjo