[JOURNAL DE BORD] A la découverte de Grand-Bassam

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Honte à moi, qui vit à Abidjan et qui jusque là n'a jamais pris la peine de visiter la ville de Grand-Bassam, située à seulement  43km de la perle des lagunes. Chose que j'ai décidé de corriger en ce début d'année 2018. Et comme tout concoure au bien de celui qui aime Dieu, me voilà invitée à participer à la première étape du tour de la Côte d'Ivoire, projet des fondateurs de Akpany Blog. Je saute sur l’occasion, même si j'avoue que je suis plus que fatiguée avec cette succession de voyages: Gagnoa, Cotonou et Bassam la même semaine. Il faut vraiment aimer les voyages pour le faire!



Grand-Bassam est une ville magnifique où cohabite passé et présent. Quand on sillonne ses rues, on a souvent l'impression de faire un bon dans l'histoire parce ce que le temps semble s'y être figé. Dès votre arrivée dans la ville, vous êtes tout de suite happés par l'histoire. En effet, la fresque à l'entrée représente la marche que les femmes avaient mené dans les années 40 pour libérer leurs maris, prisonniers politiques. La femme en chef de file qui pointe du doigt est Marie Koré, une figure emblématique de cette révolte.
Avec notre guide, nous nous mettons en marche vers le quartier historique de Bassam, patrimoine mondiale de l'Unesco. Nous faisons une escale sur le pont de la victoire, où j'ai pris plaisir à prendre la pose (rires).

 
Ce pont qui, à l'origine était un pont levant permettait aussi de séparer les colons des locaux qui n'avaient qu'à le lever pour se mettre à l'abri de potentielles révoltes.
Juste à la descente de ce pont se trouve une stèle en hommage aux victimes de l'attentats de Bassam.


Puis nous voilà quelques mètres plus loin dans une rue qui abrite plusieurs bâtiments coloniaux: l'école, l’hôpital, des bâtiments administratifs et même la prison...





Puis nous prenons la direction de l'orphelinat de Bassam en passant par la rue Marcel Monnier du nom du photographe officiel de Binger et débouchons sur un bâtiment qui a abritré la première limonaderie de ville,  non loin de laquelle se trouve la stèle en hommage à Treich-Laplène, premier explorateur à arriver à Bassam.





Juste en face de la stèle, se dresse une belle ligne de manguiers centenaires.



Plus loin, nous découvrons le centre artisanal.





Puis nous voilà à l'assaut de la première usine de production d'électricité qui à l'époque produisait à partir de l'huile de palme!


Après, direction la première usine de CFAO: un bâtiment à voir absolument si vous passez dans la ville!

Des fresques habillent certains des murs de la ville, j'ai voulais m'arrêter faire quelques photos et j'ai été interpellé par une jeune fille qui voulait absolument une photo avec moi, je me demande bien pourquoi (rires)


Nous continuons notre escapade vers le centre Jean-Baptiste Mocké et le centre de céramique.



Au détour d'une rue...


Le centre de céramique...






  
J'adore ce tableau
Les prix des pièces commencent à partir de 5000frs, histoire de dire qu'on peut tous s'offrir un petit bout d'art local.
Nous nous rendons ensuite au musée en faisant quelques petites escales photos (rires).


Cette Marianne a été érigée en hommage aux colons morts lors d'une très grande épidémie de fièvre jaune qui a décimé plus de la moitié des expatriés.




Ancien palais de justice


Enfin au musée, nous mettons les pieds en plein dans la tradition. Ce bâtiment qui était à l'origine la maison du gouverneur arbitre des expositions périodiques. A l'occasion de notre passage, nous avons pu découvrir celle qui montrait les attributs de pourvoir en fonction des régions de la Côte d'Ivoire. Le guide nous a d'ailleurs fait une très belle présentation. J'ai tout pris en photos, mais je vais garder un peu de mystère pour vous inciter à faire la visite!



Statue baoulé de la fertilité qui fait des miracles avec les femmes stériles qui la touchent. Il y a même une histoire d'une séries de femmes américaines tombées enceintes après l'avoir touchée


Regardez bien l'arrière plan et ce que fait le colon

Le puits qui permettait d'alimenter la maison du gouverneur en eau

Trappe sécrète qui se trouvait dans la douche du gouverneur, d'où il espionnait toute la maisonnée

Salle de bain du gourverneur

Quelques habitations typiques en fonction des régions de la Côte d'Ivoire...



Issue de la trappe...


Sous-sol de la maison du gouverneur 

Petit marché artisanal du musée

Le genre de miroir que j'aurais chez moi

Le bon plan du coin, c'est de faire une petite pause coco chez la vendeuse tout juste en face du musée. 


J'ai terminé ma visite par un petit moment détente au bord de la plage où j'ai pu capturé ce magnifique couché de soleil.



A très bientôt pour de nouvelles découvertes!

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